Site officiel de la Fédération des Républicains du Bas-Rhin

L’heure de la fin du grand débat approche. Il est temps d’en tirer des conclusions concrètes pour les Français.

« Contrairement à Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, nous avons décidé de participer au grand débat. Car nous considérons que c’est notre responsabilité de tout faire pour ramener de la sérénité dans le pays. Je me suis rendu partout en France et nous faisons des propositions parce qu’il est temps aussi que l’on sorte du grand débat qui s’éternise trop. Il faut maintenant des actes. Maintenant, il faut agir. » – Laurent Wauquiez

Pour notre famille politique, l’enseignement des semaines passées, c’est l’urgence de s’attaquer au problème fondamental de notre pays : son double record européen de dépenses publiques et de prélèvements obligatoires.

Le gouvernement ne semble pas avoir tiré les leçons du ras-le-bol fiscal inédit qui traverse notre pays. La seule réponse du gouvernement et de la majorité, c’est d’augmenter encore les taxes et les impôts. Sont évoqués l’alourdissement des droits de succession, la taxation de la revente des résidences principales, la réduction des crédits d’impôt pour les familles, la création d’une nouvelle tranche d’impôt sur le revenu, la hausse de l’Impôt sur la fortune immobilière ou encore le retour des hausses de la « taxe carbone » sur les carburants et le chauffage (promue par quatre membres du gouvernement et 80 députés de la majorité)…

Aux Républicains, nous avons un objectif clair : moins de gaspillage de l’argent public pour moins d’impôts. C’est pourquoi, autour d’Annie Genevard, Secrétaire générale de notre famille politique, des élus locaux et des parlementaires ont planché sur notre contribution au grand débat national. Forts de leur expérience de terrain, ils ont mis en lumière les enjeux fondamentaux de la crise qui paralyse la France aujourd’hui et nos réponses concrètes pour y faire face.

« Les Français veulent qu’on arrête de confisquer le fruit de leur travail et qu’on redonne de l’oxygène aux classes moyennes et aux retraités. » – Laurent Wauquiez

1. Valoriser le travail plutôt que l’assistanat

Aujourd’hui, le travail ne paie plus assez. L’écart entre le travail et l’assistanat est souvent faible et même parfois nul (en prenant en compte les coûts induits par la reprise d’un emploi : garde d’enfant ou frais de transports…). Ayons la lucidité de proposer des mesures fortes pour remédier à cette situation. Il y a huit ans, Laurent Wauquiez défendait déjà l’instauration de contreparties au versement du RSA. Edouard Philippe a semblé relancé cette idée avant d’être aussitôt désavoué par son propre gouvernement et sa majorité.

Exiger cinq heures d’activités d’intérêt général par semaine en contrepartie du RSA : auprès d’associations ou de collectivités locales, les bénéficiaires du RSA pourraient ainsi remettre un pied dans l’activité avec des missions diverses, consistant par exemple à aider des personnes âgées dans les maisons de retraite ou accompagner des personnes en situation de handicap dans leurs activités. Dans le Haut-Rhin, le dispositif « RSA et bénévolat » est un succès (basé sur le volontariat, faute d’une loi permettant de le rendre obligatoire).

RSA

Créer une allocation sociale unique pour que le travail paye toujours plus que l’assistanat : il existe actuellement 47 aides sous conditions de ressources dont le coût avoisine 100 milliards d’euros et a doublé depuis 2009. Nous proposons de créer une allocation sociale unique plafonnée à 75 % du SMIC (hors politique familiale et handicap) et modulée en fonction du nombre de personnes composant le foyer. Toutes les aides aux bénéficiaires du nouveau minimum social seront prises en compte pour s’assurer que dans tous les cas le retour au travail paie. Selon l’Ifrap, cette réforme générerait 5 milliards d’euros d’économies par an uniquement sur les coûts de gestion.

Allocation sociale unique

2. Baisser les impôts des classes moyennes

Les classes moyennes sont les grandes oubliées de nos politiques publiques, toujours trop « aisées » pour bénéficier des aides mais toujours assez « aisée » pour payer toujours d’impôts.

Baisser de 10% l’impôt sur le revenu pour enfin soulager le fardeau fiscal de toutes les classes moyennes (7 milliards d’euros).

IR

Augmenter de 50% l’abattement sur les donations afin d’augmenter le patrimoine transmissible à ses enfants et petits-enfants sans acquitter d’impôt (1 milliard d’euros).

Donations

Rappelons que la France a les droits de succession les plus élevés d’Europe et que plusieurs membres de la majorité projettent de les augmenter encore…

3. Protéger le niveau de vie de nos aînés

L’INSEE a confirmé dans une étude cette semaine que les retraités étaient les grands sacrifiés de la politique d’Emmanuel Macron. En 10 mois, les ménages de retraités ont perdu en moyenne 390 € de niveau de vie. Selon l’Institut des politiques publiques, 2 retraités sur 3 perdent du revenu à cause des décisions d’Emmanuel Macron. Cela fait plus d’un an que nous dénonçons cette situation. Les retraités ont travaillé toute leur vie : leur pension de retraite n’est pas leur privilège, mais leur dû.

Revaloriser toutes les retraites au niveau de l’inflation pour protéger le pouvoir d’achat des retraités (1,5 milliards d’euros).

Retraites

Supprimer la hausse de CSG pour tous les retraités pour revenir sur cette décision injuste motivée par une absence d’économies (2,8 milliards d’euros).

CSG

Rétablir la demi-part des veuves pour préserver le niveau de vie des femmes qui ont souvent moins cotisé que leur époux (1,5 milliard d’euros).

Demi-part

Des mesures financées par notre plan d’économies

Nos propositions se chiffrent à hauteur de près de 14 milliards d’euros de baisse de fiscalité et sont entièrement finançables par notre plan d’économies de 20 milliards d’euros par an, présenté en octobre dernier. Les Républicains sont les seuls à avoir détaillé des propositions de réduction de la dépense publique.

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