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SCHALCK Elsa 2014À rebours du premier bilan de la réforme des rythmes scolaires présenté en conseil municipal le 18 mai dernier, Elsa SCHALCK et Jean-Emmanuel ROBERT, conseillers municipaux (Les Républicains, groupe Strasbourg à vos Côtés), estiment que la déclinaison strasbourgeoise de cette réforme nationale épuise les enfants et les discrimine par l’argent.

« Le 18 mai dernier, la Ville de Strasbourg a présenté en conseil municipal une évaluation de la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires appliquée aux 114 écoles publiques strasbourgeoises. Un tel bilan était plus que nécessaire au regard des nombreuses interrogations que se posent les parents et les enseignants, mais aussi au regard des modifications que cette réforme gouvernementale a suscitées.

En effet, réformer c’est bien, mais encore faut-il que cela s’inscrive dans un but précis, en répondant à une nécessité et à une démarche cohérente.

L’intérêt de l’enfant est primordial et tout le monde s’accorde sur ce sujet. […] Ce projet gouvernemental a été réalisé dans l’objectif de « mieux respecter les rythmes naturels de l’enfant favorisant ainsi son apprentissage et le bien-être à l’école ». Il est paradoxal de découvrir dans cette évaluation que les principales faiblesses de la réforme sont « la fatigue de l’enfant » ou encore « un niveau élevé de fatigue des enfants ressenti par les enfants eux-mêmes, les parents et les enseignants ».JEAN-EMMANUEL_ROBERT_3_1-256x300

La Ville de Strasbourg a opté pour la demi-journée du mercredi matin. Or c’est justement cette absence de coupure au milieu de semaine qui explique un état progressif de fatigue chez l’enfant. Aussi, après une année d’application, peut-on réellement affirmer que cette réforme est en l’état bénéfique pour l’enfant ? Aucun élément concret dans ce bilan ne permet d’aller dans ce sens.

À quoi cela peut-il servir de mettre en œuvre des moyens aussi importants pour réformer un système qui fatigue encore plus les enfants ? Les changements de rythme ont été importants pour tous, que ce soit dans la sphère professionnelle des parents et pour l’organisation même de la famille. Dans l’étude réalisée par l’UDAF sur l’application des rythmes, l’association parle quant à elle de bouleversement de la vie familiale ! Les autocongratulations de l’adjointe en charge de l’Éducation qui relève dans son rapport « les bons résultats pour les acquisitions dans le champ scolaire », « un apport significatif pour l’éveil et l’épanouissement des enfants », « des conditions globalement très satisfaisantes », ne suffisent pas à masquer la réalité des choses. Elles ne sont d’ailleurs étayées par aucun chiffre ou élément précis pour dire en quoi cette réforme constitue un apport significatif pour l’enfant.

Outre les aspects éducatifs, se pose aussi la question du surcoût que représente cette réforme pour les familles qui, après des hausses significatives de la fiscalité nationale et locale, doivent à présent absorber les nouvelles dépenses liées à cette réforme. Pour les familles qui ne peuvent y faire face, elles font tout simplement le choix de ne pas faire bénéficier leurs enfants des nouvelles activités éducatives. Ce bilan laisse indirectement entendre que 30 % des familles renoncent à ces nouvelles activités : soit près d’un enfant sur trois ! Il s’agit là d’une moyenne sur la ville car dans certains quartiers populaires, le taux de non-participation dépasse les 50 %. C’est pourquoi nous avons demandé au dernier conseil municipal un bilan quartier par quartier pour remédier aux disparités existantes.

En résumé, non seulement cette réforme constitue une cause supplémentaire de fatigue de l’enfant mais de surcroît, elle engendre une discrimination par l’argent.

 

Elsa SCHALCK, Conseillère régionale d’Alsace, conseillère municipale de Strasbourg

Jean-Emmanuel ROBERT, Conseiller municipal de Strasbourg, Conseiller de l’Eurométropole

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