Discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte – 11 mars 2012


Discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte par NicolasSarkozy

Mes Chers Amis,

Je me souviens de ce mois de mai où les Français m’ont choisi comme président de la République. C’était il y a 5 ans. C’était hier. C’était il y a 5 minutes…

A l’instant même, j’ai senti sur mes épaules le poids de la charge, de la fonction, des responsabilités. Je n’avais pas peur. Je m’étais préparé. Je savais qu’il y aurait des tempêtes, des épreuves, des montagnes à gravir. Je n’imaginais pas ce soir là combien la réalité allait dépasser ce pressentiment. Jamais le monde n’allait connaître une telle succession de crises, si violentes, si universelles, si longues.

De cette succession ininterrompue de tornades, j’ai appris que le président de la République était comptable des joies et des peines des Français, qu’il devait les prendre en compte, s’en imprégner et s’extraire de tout le reste.

J’ai appris que le président de la République est plus critiqué, plus attaqué, plus caricaturé que n’importe qui d’autre, qu’il fallait l’accepter et surtout qu’il fallait tenir. Tenir encore. Tenir toujours. Tenir envers et contre tout car si le président de la République ne tient pas, c’est tout l’édifice qui peut se fissurer.

J’ai appris que le président de la République est pour beaucoup de Français l’ultime recours vers lequel ils se tournent lorsqu’ils ont épuisé tous les autres. Qu’il doit être disponible à tout moment.

J’ai compris  que la volonté ne pouvait pas tout qu’il y avait  des souffrances que l’on ne pouvait pas apaiser, qu’il y avait des colères que  l’on ne pouvait pas calmer, qu’il y avait des injustices que l’on ne pouvait pas réparer.

Je pense à l’ouvrier dont l’usine ferme et dont on n’a pas réussi à sauver l’emploi. Je pense à la victime à laquelle on ne peut pas rendre justice. Je pense aux familles d’otages assassinés par des terroristes barbares et lâches. Je pense à nos jeunes soldats morts pour la France, je pense aux enfants de policiers tués en faisant leur devoir.

Discours intégral disponible en téléchargement ci-dessous:

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