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Conférence-débat organisée le mardi 24 mai 2011 au siège de l’UMP 67 :

« L’action syndicale et les valeurs de l’UMP, est-ce possible ? »

par Patrice DIOCHET

Président de l’Union régionale CFTC Alsace,

Délégué syndical central du Groupe France Télécom/Orange

Patrice Diochet met d’emblée son auditoire à l’aise : « non, les syndicalistes ne sont pas tous des pénibles« .

Il enchaîne ensuite avec la question qui nous préoccupe L’action syndicale et les valeurs de l’UMP, est-ce possible ? et il y répond sans plus tarder : oui, c’est possible !

Lorsqu’il est question de syndicats et de partis politiques de gauche, cela ne choque personne. Il n’y a pas de raison que cela pose un problème lorsqu’il s’agit de l’UMP. Etre syndicaliste et à l’UMP n’est pas antinomique, il faudrait mieux communiquer sur cette réalité.

Présentation de la CFTC : Confédération Française des Travailleurs Chrétiens

Patrice Diochet définit la CFTC comme un syndicat de construction sociale qui compte 23 000 adhérents en Alsace, plus dans le secteur privé que dans le public. La CFTC est la première force syndicale en Alsace.

La CFTC en Alsace, ce sont de nombreux services en faveur de ses adhérents : mutuelle, protection juridique, centre de formation, caisse de décès …

La CFTC, tout comme l’UMP, est mieux implantée dans les territoires ruraux que dans les pôles urbains.

C’est un syndicat laïque, qui accueille toutes les confessions religieuses, à partir du moment où les valeurs humaines sont respectées. C’est également un syndicat qui n’a pas de positionnement arrêté sur l’échiquier politique.

Patrice Diochet nous développe les valeurs de la CFTC et nous explique dans quel sens, elles sont compatibles avec les valeurs de l’UMP.

Les principales valeurs citées sont : la solidarité, le partage, la responsabilité, la justice sociale, la participation démocratique, l’exigence de développement durable, l’intérêt général.

Il est convaincu qu’à l’UMP, ces valeurs sont partagées, et qu’il ne faut être gêné de le rappeler.

A la CFTC, la valeur la plus importante, qui supplante toutes les autres et qui distingue la CFTC des autres syndicats, c’est le respect de la personne humaine.

Autre valeur, le mieux vivre ensemble, slogan, initié par la CFTC.

Les notions importantes pour la CFTC :

  • la famille, même si on pense la famille en 2011. Il faut soutenir la famille, c’est la cellule de base dans notre société.
  • l’entreprise. La CFTC n’a pas peur de dire que l’entreprise est importante. Les entrepreneurs sont des partenaires de la CFTC, ce qui ne signifie pas dire oui à tout.
  • le travail. « Oui« , nous dit Patrick Diochet, « à la CFTC nous pensons aussi qu’on peut s’épanouir au travail, même si c’est parfois compliqué dans certaines situations« . Il est d’accord pour redonner tout son sens au mot travail.
  • l’action syndicale mais pas l’activisme syndical,
  • le principe de subsidiarité. Il est important, il renvoie à la prise de responsabilité par les personnes concernées au bon endroit.
  • l’Etat-Nation. Il parle plus de régulation que de règlementation, mais l’Etat est important.
  • l’Europe
  • la complémentarité entre la vie privée et la vie professionnelle. La CFTC est attachée au principe du dimanche comme jour de repos. Le syndicat défend le droit local.
  • le dialogue social. La grève n’est que l’ultime recours, une fois que toute la palette d’outils du dialogue social a été épuisée. Et grève ne signifie par blocage, il faut respecter la personne humaine et laisser ceux qui le souhaitent, travailler.
  • la sécurisation, non pas des « parcours professionnels », mais beaucoup plus généralement des « parcours de vie ».
  • l’épargne salariale, à qui il faudrait redonner du sens. Des dérives sont apparues ces dernières années, il serait souhaitable que l’argent soit à nouveau bloqué plus longtemps pour donner tout son sens à l’investissement à plus long terme.

Là où l’UMP et la CFTC ne sont pas en accord, c’est sur la Loi de 2008 portant sur la représentativité syndicale.

Expert sur le sujet, Patrice Diochet nous parle également de l’affaire France Telecom et de la vague de suicides. Il parle du « régime de terreur » qui avait été mis en place dans l’entreprise dont l’objectif était de pousser 25 000 salariés vers la sortie.

Enfin pour conclure, Patrice Diochet s’est prêté au jeu des questions-réponses.

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