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« Chômage, agriculteurs, justice, Education nationale, santé… De ce qui concerne le quotidien des Français, il n’aura consacré que quelques petites minutes comme si ce que vivent les Français ne le concerne pas ».

Porte-parole des Républicains, Lydia Guirous et Sébastien Huyghe ont tenu à réagir rapidement à la Conférence de presse donnée quelques instants plus tôt par le président de la République. « D’un président de la passivité nous sommes passés à un président de l’inaction, à un président dépassé qui se laisse porter par les évènements », commente Lydia Guirous qui a vu un François Hollande « fidèle à lui-même : il est urgent de ne pas agir ».

Si la crise des migrants a été « l’occasion d’une logorrhée culpabilisante » , Lydia Guirous note cependant que sur ce sujet François Hollande, opposé en juin aux quotas, s’exprime aujourd’hui favorablement. « François Hollande est une véritable girouette, il est toujours dans une véritable ambigüité. C’est inquiétant pour un président de la République qui est censé incarné l’autorité », tacle Lydia Guirous.

Même si les revirements sont constants chez François Hollande, « il n’en donne pas la raison », déplore Sébastien Huyghe opposant la parole forte prononcée par Nicolas Sarkozy. « Ce week-end, lors de l’université d’été de La Baule, Nicolas Sarkozy a clairement affirmé les choses en proposant la mise en place de centres de rétention administrative à vocation humanitaire aux frontières de Schengen, pour vérifier que ceux qui demandent le droit d’asile, le peuvent. Et également la nécessité de redéfinir pour tous les pays appartenant à la zone Schengen des critères communs dans le cadre du droit d’asile. Sur ce point, nous nous réjouissons que François Hollande aille vers les propositions de Nicolas Sarkozy prononcés samedi à La Baule », ajuste Sébastien Huyghe.

Le député du Nord a lui aussi remarqué la faiblesse de la parole de François Hollande. « Il est à la peine, il a raté sa rentrée. Il a beaucoup parlé mais il n’a pas dit grand chose. Nous espérions enfin un cap. Il n’y en a aucun pour cette dernière ligne droite du quinquennat. François Hollande n’a aucune vision, aucune ambition et ne fait aucun choix », poursuit Sébastien Huyghe regrettant « l’absence de leadership » d’un président « qui a érigé le chômage en symbole et qui, déjà en campagne pour la présidentielle de 2017, a complètement éludé la problématique du chômage ».

Pour ce point presse hebdomadaire, Lydia Guirous et Sébastien Huyghe étaient accompagnés de Daniel Fasquelle, trésorier et député-maire du Touquet (Nord-Pas-de-Calais) qui accueille ce week-end des 12 et 13 septembre dans sa ville le campus national des Jeunes Républicains. « C’est un moment très important car il n’y avait plus eu de campus national des jeunes depuis Marseille, en septembre 2011. Ce campus symbolise la remise en route du parti incarné par Nicolas Sarkozy qui souhaite que dans l’ensemble de nos instances l’on accorde une vraie place aux jeunes. C’est ce que nous faisons ici en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie où des jeunes sont devenus maire, premiers adjoints, conseillers départementaux. Ils seront également présents sur notre liste régionale emmenée par Xavier Bertrand », précise Daniel Fasquelle.

Nicolas Sarkozy sera présent samedi avec Xavier Bertrand, la tête de liste d’union de la droite et du centre dans cette région, de la président déléguée, Nathalie Kosciusko-Morizet, du secrétaire général Laurent Wauquiez, des conseillers politiques Luc Chatel et Edouard Courtial, de Christain Estrosi, député-maire de Nice mais également tête de liste Les Républicains-Udi en région PACA, Eric Woerth, Michèle Alliot-Marie, François Baroin… « Tous les parlementaires et tous les candidats à la primaire sont les invités car les jeunes seront heureux de les savoir à leurs côtés et de débattre avec eux », ajoute Daniel Fasquelle précisant qu’ « au cœur de la future campagne présidentielle il y aura la question de la jeunesse, cette priorité tant proclamée par François Hollande et qu’il a tant oubliée ».

Organisé « avec peu de moyens et beaucoup d’huile de coude », comme l’explique Antoine Sillani, responsable jeune du Pas-de-Calais, ce campus sera le premier campus moderne et interactif. Les jeunes pourront réagir via internet, twitter et pourront suivre les débats et les ateliers de réflexion grâce à une web tv spécialement dédiée.

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