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Réaction de Philippe RICHERT, président du Conseil régional d’Alsace, ancien ministre

à la suite des décisions prises en Conseil des ministres, ce 31 juillet 2015

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En Conseil des ministres, ce 31 juillet 2015, le Gouvernement a annoncé un ensemble de mesures relatives au processus de la fusion des régions et de réorganisation des services de l’Etat en région.

Pour ce qui concerne l’Alsace, la Loi ayant défini Strasbourg comme chef-lieu de la nouvelle région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, c’est essentiellement au niveau de la répartition des services de l’Etat que des décisions étaient attendues.

Le Conseil des ministres vient confirmer certaines options qui avaient déjà été évoquées :

–        l’Agence Régionale de Santé aura son siège à Nancy,

–        les trois Rectorats sont conservés mais le Recteur de région est localisé à Nancy

–        la Zone de sécurité et de défense reste installée à Metz,

–        la Chambre régionale des Comptes s’installera également à Metz tout comme le siège de la DREAL,

–        la Direction régionale de l’Agriculture et de la Forêt aura son siège à Châlons en Champagne.

En cohérence avec son rôle de préfecture régionale, Strasbourg accueillera les sièges régionaux de plusieurs directions des services de l’Etat (DIRECCTE, DRAC, Finances, Jeunesse et Sports, notamment). Pour autant, il ne s’agira pas d’une centralisation sur Strasbourg de l’ensemble des services puisque Metz et Châlons conservent des fonctions et interlocuteurs locaux pour chacune de ces administrations.

Philippe Richert tient à saluer le travail réalisé par M. Stéphane Bouillon dans son rôle de « préfet préfigurateur » et les propositions qu’il a présentées en bonne intelligence avec les élus. Il eut, à cet égard, été plus cohérent qu’il puisse porter les propositions qui ont été les siennes jusqu’au courant de l’année 2016. Les décisions prises doivent, en effet, être analysées dans le détail de leurs conséquences. Elles sont loin d’être anodines lorsqu’on sait le poids de la fonction publique pour les différentes villes concernées, tout particulièrement au regard de l’impact des restructurations militaires qui ont déjà affectées Châlons.

Ces décisions illustrent toute la difficulté d’organisation de ces nouvelles régions et d’une approche respectueuse des territoires. Il faut à la fois assurer l’efficacité de l’administration, qu’elle soit d’Etat ou des collectivités, et proposer à nos concitoyens des interlocuteurs en proximité.

On peut s’interroger sur ce qui reste des objectifs initiaux, prétendument audacieux, que le Gouvernement s’était fixé pour cette réforme. Entre une carte régionale redessinée de manière étonnante et un processus législatif qui a finalement apporté assez peu de clarifications et de lisibilité en termes de compétences des collectivités territoriales.

C’est en réalité sur les futurs élus de ces nouvelles régions que reposera la lourde tâche de rendre efficace ces nouveaux territoires et faire en sorte que nos concitoyens regagnent confiance dans nos institutions.

« J’appelle de mes vœux une décentralisation effective, respectueuse des deniers publics et assurant une véritable coopération entre les territoires. C’est tout le défi qui se posera aux futurs élus en responsabilité : une région qui n’est pas la négation des autres collectivités et territoires, mais qui devra néanmoins être en mesure de construire et de prendre en main sa propre destinée au service de nos concitoyens » indique Philippe RICHERT.

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