Site officiel de la Fédération des Républicains du Bas-Rhin

2015-05-30-lr-discours-ns

« Qui pourrait oser nous refuser le nom de « Républicains » qui est dans notre ADN la plus intime ?»

En ouvrant son discours qui concluait le Congrés fondateur des Républicains, Nicolas Sarkozy s’est interrogé, samedi en fin d’après-midi, sur la raison pour laquelle la gauche et le Parti socialiste avaient voulu tant empêcher notre formation politique de prendre le nom « Les Républicains ».
« Parce que s’ils n’avaient pas trahi, abandonné, abaissé la République nous n’aurions pas besoin de la relever », soulignait Nicolas Sarkozy indiquant que la défense des valeurs de la République serait au cœur de l’action des Républicains.

L’occasion pour lui de souligner l’œuvre des « gaullistes, libéraux, démocrates-chrétiens, radicaux qui ont tant de fois sauvé la République. Nous nous sommes tous battus pour que la République soit la République, que le peuple soit souverain. Ce fut notre grandeur. Nous ne sommes pas les seuls héritiers de la République mais nous ne souvenons qu’en 1958 et 1968, ce n’est pas le Parti socialiste qui a sauvé la France et la République mais le général de Gaulle », se remémorait celui qui est désormais le président des Républicains.

Appréciant la chance qu’il avait de présider une famille politique qui compte en son sein de grandes personnalités politiques comme les anciens Premier ministres Alain Juppé, François Fillon, Jean-Pierre Raffarin et d’autres comme Nathalie Kosciusko-Morizet, Laurent Wauquiez, Bruno Le Maire « et tant d’autres », Nicolas Sarkozy s’est demandé pourquoi la gauche avait fait tant d’entorses à la République. Pourquoi elle « avait tant de complaisance avec le communautarisme, gangrène de la république française » ? Pourquoi elle « encourageait le culte des origines, la repentance insupportable qui oppose les Français les uns aux autres alors que la République doit rassembler » ? Pourquoi « cherchait- elle à discréditer la famille, refuge intime pour chacun d’entre nous » ? Pourquoi elle avait « tant de mépris pour les héritages de la nation, tant de mépris contre le travail et le mérite » ? Avant de s’adresser « à cette gauche qui se croit tout permis ». « Lorsqu’elle ne déforme pas la République, je l’accuse de la caricaturer avec la théorie du genre, avec le nivellement par le bas, avec l’égalitarisme, la jalousie, la méfiance, la détestation qu’elle éprouve pour tout ce qui est libre, indomptable ».
Cette gauche, « totalement dépassée par la vie et le monde tel qu’il est devenu », Nicolas Sarkozy estime qu’ « elle ne protège pas la République. Elle livre la République aux minorités agissantes. Elle a menti aux électeurs car seul comptait la victoire n’importe comment et avec n’importe qui ».

« Nous serons les Républicains, ceux qui considèrent que l’héritage de la civilisation chrétienne et des Lumières ne sont pas des options au programme du secondaire »,a-t-il poursuivi estimant que les mensonges de François Hollande et de l’exécutif socialiste avait en rompu le lien de confiance avec les Français, créant ainsi la peur des autres, la paralysie, l’inhibition. « Quand la méfiance et la peur sont partout, la seule politique qui vaille, c’est celle qui redonne confiance.

Redonner confiance dans les institutions de la République, dans l’école, l’économie, la société, la justice, la famille, rendre confiance à tous ceux qui l’ont perdu, c’est une exigence », assure Nicolas Sarkozy qui assigne aux Républicains le devoir de « construire la République de la confiance où chacun pourra faire confiance à l’autre car les droits et les devoirs de chacun sera connu, chacun y trouvera protection et espérance. Une République où l’on ne renoncera pas à récompenser celui qui réussit à l’école, où l’enseignant sera à sa place et l’élève à la sienne. Où l’administration sera au service des citoyens et non l’inverse. Où les droits de chacun seront respectés. Où le travail ne sera pas moins payé que l’assistanat, où les Français ne seront pas à la merci de l’arbitraire », détaille Nicolas Sarkozy soucieux de bâtir une République « contre la société du doute, contre la suspicion, contre la pensée du relativisme et du nihilisme socialiste ». Construire la République de la confiance a cependant une exigence avertit Nicolas Sarkozy, « celle de la vérité et non du mensonge ». Allusion aux mensonges du pouvoir, à toute « démagogie qui tue toujours la République ».
La République de la confiance c’est encore aux yeux de Nicolas Sarkozy « la République des réalités face à celle des illusions. Celle qui n’ajouterait pas chaque année 100 pages au code des impôts tout en promettant d’en supprimer. Qui ne met pas les collectivités locales en faillite pour combler les trous de ses finances. Qui ne redessine pas la carte des régions sans associer le peuple français. Qui considère l’habitant du monde rural comme un citoyen à part entière et non un laisser pour compte ».

Souhaitant mettre au cœur de notre projet notre culture et les artistes « qui sont au cœur de notre identité nationale », Nicolas Sarkozy estime « important que les valeurs de la civilisation française soient partagées sans renier les histoires personnelles de chacun ».

Alors que le monde semble s’embraser, Nicolas Sarkozy s’est inquiété de l’apathie de notre pays. « Alors que l’on tue les chrétiens d’Orient qui sont nos frères de culture, que fait la diplomatie de notre pays ? Rien. L’Europe ? Rien », déplore Nicolas Sarkozy regrettant l’absence de la France en Russie à l’occasion des cérémonies de commémoration de la victoire des alliés sur l’Allemagne nazie. Et de lancer à l’Europe qui « a failli en Ukraine, au Moyen-Orient »: « Réveille-toi ! Avons-nous fait l’Europe pour que la civilisation européenne disparaisse ? A quel niveau d’impuissance doit-elle aller pour réagir ? », s’est-il inquiété.

Persuadé qu’il fallait « refonder l’Europe » et qu’il fallait « agir maintenant et tout de suite », Nicolas Sarkozy juge que « seule une France réconciliée avec elle-même sera capable de telles initiatives ».
Cette France réconciliée sera la tâche des Républicains qui « créeront les conditions du sursaut et porteront l’immense responsabilité de l’alternance », conclut-il.

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