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BIERRY Frédéric - Président Conseil départemental du Bas-Rhin

Frédéric BIERRY a été le « ministre de la Solidarité » du département. Devenu son président hier, il se donne pour premier objectif de retisser « de la confiance » entre le citoyen et les élus.

 

« Je me suis mis récemment en colère sur le marché de Schirmeck, raconte Frédéric Bierry. Un électeur me dit “ Vous êtes tous des pourris, les élus ! ” Je lui dis : Qu’est-ce que vous faites, vous, pour la société ? » Il me répond : “ Je paye mes impôts. ” Je lui dis : Ah, mais ça ne suffit plus. Si vous ne vous engagez pas dans la société, elle ne fera pas face aux enjeux d’aujourd’hui”. »

C’est ce que le nouveau président du conseil départemental du Bas-Rhin appelle la « démocratie d’implication ». Un maître mot dans ses ambitions pour la mandature.

Projet de nouveauté, mais pas de rupture. Frédéric Bierry rappelle son « lien très fort avec Guy-Dominique Kennel ». « J’avais [en 2008] soutenu la candidature de Laurent Furst, qui est un proche. Guy-Dominique Kennel aurait pu me fermer sa porte. Au contraire, il m’a confié des responsabilités ». Ce fut la présidence de la commission Jeunesse, dans un premier temps, puis celle de la commission des Solidarités.

« L’amont du social, c’est le développement »

« Pendant longtemps, on a laissé le social aux professionnels, les élus préférant les équipements ; le Département était le guichet, le banquier des collectivités pour ces équipements. Mais j’ai voulu que le politique incarne aussi le social, et que nous passions notamment d’un système d’assistanat à un système d’accompagnement responsable. »

C’est cette expérience sociale que met en avant le nouveau président. De fait, dans l’avenir des départements, ce sera de plus en plus le « cœur de métier » de cette collectivité.

Pour autant, le département va jouer un autre rôle : « Avec la grande région, le conseiller départemental restera celui qui est élu en proximité : il est donc animateur et coordinateur du territoire en même temps que son porte-parole devant l’État et la Région. Bref, un relais de confiance ! » « Je veux beaucoup travailler l’amont : l’amont du social, c’est le développement et l’attractivité du département ».

Comment vivre avec l’opposition de gauche, concentrée à Strasbourg ? « Il faut sortir des logiques d’affrontement », juge le nouveau président. « Il faut travailler ensemble. La défense de l’Alsace est importante ; Bas-Rhin, Haut-Rhin et Eurométropole doivent jouer collectif. La métropole doit être la locomotive alsacienne, en complémentarité avec nous. Nous avons tous à y gagner. Couper le département en deux serait illogique, et opposerait l’urbain et le rural ! »

« Il n’y a pas de solution messianique »BIERRY Frédéric

Du social au politique, il n’y a qu’un pas. « Quand je vois le nombre de jeunes qui votent Front national, je me demande : “ Qu’est-ce qu’on a loupé, comment regagner leur confiance ? ” « Les gens ont cru au messie Sarkozy. Ils ont cru au messie Hollande. Maintenant, ils veulent croire au messie Le Pen. Il n’y a pas de solution messianique : il faut que les gens sachent que c’est par l’engagement de chacun sur le territoire qu’on peut sortir des difficultés ».

C’est la « cassure » entre citoyens et élus que Frédéric Bierry veut raccommoder. « Il nous faut recréer du lien et de la confiance ». À ses yeux, c’est aussi mieux expliquer le lien entre décision politique et service rendu : « Qui sait que si les transports scolaires sont gratuits, c’est parce que le département paie 700 € par élève ? »

Malgré les difficultés qui s’annoncent, « j’ai confiance », explique Frédéric Bierry. « Nous avons une bonne équipe, avec des anciens qui connaissent bien leur affaire et des jeunes passionnés, et je suis ravi de l’arrivée massive des femmes, toutes très engagée dans la vie locale et dans ce rapport au terrain que je souhaite. On va dépoter ! »

Qu’est-ce qui fait courir Frédéric Bierry ? « J’avais 15 ans quand j’ai décidé que je ferais de la politique. Mes deux parents, qui travaillaient à la Coframaille [une entreprise textile de la vallée de la Bruche], se sont retrouvés au chômage. J’ai décidé alors que je défendrais la vallée. Mes parents ont trouvé une solution, mais ma voie était choisie ! »

Et quand un journaliste lui demande le « mot-clé » qu’il aimerait ajouter à son portrait, Frédéric Bierry répond du tac au tac : « J’espère que je resterai simple. Mais ça, vous me le direz… »

 

Interview © DNA du 03-04-15

(Source : http://www.dna.fr/politique/2015/04/03/reconquerir-la-confiance-des-concitoyens)

1 Commentaires pour cet article

  • Elisabeth Guluche

    Bravo, Frédéric,

    bravo pour votre succès. Vos paroles sont sages, votre programme me séduit. Bonne chance !

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