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Manif foule

Le 8 décembre 2014 restera comme un jour douloureux dans l’Histoire de l’Alsace.

Il restera gravé comme le jour où les parlementaires socialistes ont obéi à des logiques partisanes et à des petits calculs politiciens à défaut d’agir dans l’intérêt général.

Il restera le jour où l’Histoire si particulière de notre région et en même temps sa volonté d’être pionnière et avant-gardiste avec son projet de collectivité unique, ont été sacrifiées sur l’autel des petits calculs électoraux du Parti Socialiste.

Cette volonté ne fait aucun doute car autrement, le gouvernement n’aurait pas engagé au préalable les discussions sur la question du découpage mais bien sur celle des compétences. Même Alain Rousset, pourtant président socialiste de l’Association des Régions de France, le reconnait : « Nous sommes dans le flou total sur la réforme territoriale ».

En fait, cette réforme ne constitue qu’un redécoupage électoral visant à limiter la déroute pour le Parti Socialiste, lors des prochains scrutins.
Elle vise également à faire le jeu du Front National dans des régions soigneusement découpées à cet effet. Martine Aubry en personne, s’en est offusquée à plusieurs reprises.

Ce projet, plus électoral qu’institutionnel donc, ne génèrera néanmoins aucune économie malgré les annonces officielles du gouvernement. Au contraire, un surcoût est à craindre comme cela est le cas depuis 1982 lors de chaque réforme territoriale.
De nombreuses études le démontrent. A court terme, aucune dépense ne sera réduite. En fait, il ne s’agit que d’une redistribution des coûts.
La question hautement symbolique du nombre d’élus permet de s’en rendre compte. Ce nombre ne diminue clairement pas. Là où le projet de Conseil unique d’Alsace réduisait sa représentation de quinze personnes au minimum, la réforme territoriale Valls (Conseil départemental et Régional) fera apparaitre cinq élus supplémentaires en Alsace. Beau symbole ! Dans la même veine, le JDD révélait récemment qu’avec cette réforme, les indemnités consacrées aux élus allaient progresser de 30M€

Carte France 13 Regions

Absence de réflexion sur les objectifs à atteindre, absence de véritables économies mais aussi absence totale d’écoute et d’implication des Françaises et des Français dans l’élaboration de cette réforme.
Tout a été décidé entre initiés. Tous les débats ont été menés à Paris, au Parlement et les décisions entérinées par le seul groupe socialiste.
L’Histoire a pourtant démontré que les institutions ou les organes qui sont créés et conçus, sans association des citoyens, sont voués à l’échec et au désamour populaire qui se manifeste toujours par une forte abstention ou des votes extrêmes. Le Général de Gaulle l’avait bien compris. C’est pour cela qu’en 1958, il avait fait adopter la constitution par référendum, en 1962 l’élection au suffrage universel direct du Président de la République ou en 1969 la réforme des régions.

Dans ce projet, la méthode employée n’a pas été la bonne.
Jusqu’à cette réforme, l’Alsace travaillait au quotidien, de manière rapprochée avec les Länders voisins, avec la Suisse mais également beaucoup avec la Lorraine et la Champagne Ardenne.
Avec cette réforme, au lieu de rassembler et de tirer vers le hauts les territoires, Manuel Valls et le Parti socialiste ont monté les régions les unes contre les autres, ont divisé, ont créé des oppositions là où il n’y en avait jusque là pas.
Les réactions et les manifestations de plus en plus nombreuses en Alsace illustrent ces conséquences.
L’attitude méprisante et arrogante des élus socialistes à l’égard de notre région est vécue comme une blessure profonde pour bon nombre de nos concitoyens.
Utiliser l’Alsace comme simple variable d’ajustement était maladroit. Stigmatiser les élus, les responsables associatifs et les citoyens qui s’opposent à ce projet comme cela est fait depuis de longues semaines va à l’encontre des principes d’une démocratie moderne et apaisée.
Affirmer, comme cela fut le cas lors du débat au Sénat, que l’Alsace ne constituerait qu’un « tampon avec l’Allemagne » relève du manque évident du respect dû à l’Histoire.

Même s’il ne veut pas reconnaitre son erreur, le gouvernement a bien compris qu’il avait ouvert la boite de Pandore.
Il a cherché à recoller les carreaux cassés en jetant des miettes à l’Alsace.
Pour calmer les esprits, Strasbourg est désignée dans la loi comme capitale régionale. Voilà qui devrait, selon eux, nous faire rentrer dans le rang.
Au de lieu de cela, ces sont nos partenaires de Lorraine et de Champagne Ardenne qui montent au créneau en dénonçant cette méthode cynique. Ils ont bien raison.

Les textes n’ont jamais fait une capitale. C’est la localisation des organes institutionnels qui fait ou non une capitale. La question du Parlement européen nous l’a bien appris.
Il ne suffit pas d’avoir un titre honorifique, il est nécessaire d’avoir les organes qui l’accompagnent pour l’être pleinement. Hélas, nous savons bien qu’avec un tel découpage, cela ne sera jamais le cas.

Au lieu d’unir et de rassembler, cette réforme aura non seulement fait disparaître l’Alsace mais condamne aussi Strasbourg à devoir demeurer continuellement en compétition et sur la défensive face aux revendications de Nancy, Metz, Châlons-en-Champagne ou Reims.

En ces temps si difficiles, il y avait peut-être plus urgent et mieux à faire pour le Pays que cette réforme territoriale.

 

Elsa SCHALCK
Conseillère Régionale et Municipale de Strasbourg
Responsable des Jeunes Populaires du Bas-Rhin

Pascal MANGIN
Conseiller Régional et Municipal de Strasbourg
Membre du bureau politique de l’UMP67

Jean-Philippe MAURER
Conseiller Général et Municipal de Strasbourg
Délégué UMP de la  2ème Circonscription du Bas-Rhin

Georges SCHULER
Maire de Reichstett, conseiller communautaire
Délégué UMP de la 3ème Circonscription du Bas-Rhin

Eric SENET
Conseiller municipal de Strasbourg

Jean-Emmanuel ROBERT
Conseiller Municipal et communautaire de Strasbourg
Délégué UMP de la 1ère Circonscription du Bas-Rhin

Henri BAUER
Délégué UMP de la 4ème Circonscription du Bas-Rhin

Charles SITZENZTUHL
Conseiller Municipal de Sélestat
Délégué UMP de la 5ème Circonscription du Bas-Rhin

Maxime LAVIGNE
Conseiller Municipal de Molsheim
Délégué UMP de la 6ème Circonscription du Bas-Rhin

Jean-Marie LANSAC
Délégué UMP de la 7ème Circonscription du Bas-Rhin

Frédéric HUSS
Conseiller municipal de Weyersheim
Délégué UMP de la 9ème Circonscription du Bas-Rhin

Geoffroy LEBOLD
Conseiller national UMP de la 1ère Circonscription du Bas-Rhin
Secrétaire Départemental Adjoint de l’UMP du Bas-Rhin

Stéphane BOURHIS
Conseiller Municipal de Hoenheim
Secrétaire Départemental Adjoint de l’UMP du Bas-Rhin

2 Comments for this entry

  • weisrock

    Mesdames et Messieurs de la majorité Alsacienne,

    Pour faire suite au référendum de 2013 au sujet du grand conseil d’Alsace, laissez moi vous dire que l’on peut aller manifester devant l’assemblée nationale pour notre grande Alsace…
    C’est en 2013 qu’il fallait manifester un élan franc et massif pour le oui, si cela avait fait aujourd’hui l’Alsace serait une région pionnière et aucun gouvernement ne pouvait revenir sur une Alsace une et indivisible!!!
    Au rayon des occasions manquées la majorité Alsacienne
    n’a pas été à la hauteur de l’enjeu et maintenant le train n’est plus en gare pour pouvoir monter dedans…
    Alors contraint et forcé nous devons accepter cette grande région EST centre d’une EUROPE qui doute, alors positivons un peu sur le regroupement des énergies d’où qu’elles viennent et essayons de nous tourner vers d’autres régions qui demandent à collaborer à un avenir et un développement harmonieux
    des compétences ALSACIENNES, LORRAINES, CHAMPENOISES afin de relever les grands défis très sérieux de la mondialisation.
    Mesdames et Messieurs de la majorité Alsacienne , le général De Gaulle aurait raisonné ainsi!!!
    Sortez de vos préoccupations purement électoralistes
    qui vous empêchent de proposer des projets d’avenir à vos concitoyens Alsaciens.
    Pascal WEISROCK

  • Jacques Burrus

    Bonjour,

    A ce stade, la proposition de M. Bies visant a fusionner les deux departements permettrait de limiter les degats:
    1. l Alsace apparaitrait de nouveau pioniere en matiere de reforme,
    2. la voix de l Alsace serait plus forte au sein de la grande region et donc ses interets mieux defendus,
    3. la gentilite Alsacienne continuerait a exister dans l administration francaise.

    Cessons d etre des Hans im Schnockeloch.

    Cordialement.

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