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Trop jeunes pour être vieux, trop vieux pour être jeunes, souvent trop riches pour être pauvres et trop pauvres pour être riches, formant les gros bataillons des classes moyennes, nous sommes les trentenaires, les enfants du siècle dernier, la génération silencieuse, longtemps désenchantée parce trop souvent sacrifiée.
Nés au lendemain des premiers chocs pétroliers, à la fin de « trente glorieuses », nous avons grandi durant les « vingt piteuses », les années de crise et de chômage, mais aussi dans la nostalgie de nos « baby-boomers » de parents pour qui un « âge d’or » venait de s’achever.

Pour compléter ce sombre tableau, le destin politique de notre génération ressemble à son destin économique et social. Les années 1980 et 1990 furent en effet celles de l’alternance socialiste qui n’a pas « changé la vie » : celle des occasions manquées, des déceptions, et des politiques du « ni-ni », qui de peur d’affronter la vérité, ont abouti à l’immobilisme. La force tranquille cachait en réalité le déclin sans bruit. Pendant ce temps, les autres grands pays, au prix d’efforts importants et de réformes de fond, prenaient leur destin à bras le corps : l’Allemagne accomplissait l’impensable en se réunifiant avec succès, la Grande-Bretagne cessait d’être « l’homme malade de l’Europe », les États-Unis ressuscitaient le rêve américain et les pays de l’Est mettaient un terme à quarante ans de joug soviétique.

Pour notre génération, l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007 est apparue comme un coup d’arrêt à près de 30 ans de fuite en avant. Malgré la crise, durant cinq ans, nous nous sommes reconnus dans l’action d’un homme qui a su agir avec courage et tenir un discours de vérité, en brisant un à un les tabous et les non-dits dont la politique se meurt depuis trop longtemps. Pour la première fois, en matière de retraites, de dépenses publiques ou encore d’investissements d’avenir, on pensait à nous autrement qu’en tant que victimes collatérales de non-décisions.

Si les cinq ans d’action du Président de la République constituent une garantie pour nous, le projet proposé par le candidat est un message qui nous est adressé en priorité.
En tant que génération surendettée lorsqu’il fait de l’assainissement de nos finances publiques la priorité du prochain quinquennat. En tant que jeunes actifs, lorsqu’il met au cœur de ses valeurs le travail. En tant que jeunes parents, lorsqu’il fait de la révolution scolaire par l’autonomie et la responsabilité, le grand chantier des cinq ans à venir.

Ayant traversés la double crise du capitalisme financier et de l’Etat-Providence, nous saisissons plus que tout autre, l’urgence de confirmer le changement de cap amorcé il y a cinq ans et son amplification. C’est pourquoi, nous restons sourds à la petite musique anesthésiante du renoncement, dont le refrain pourrait être « don’t worry, be socialist » ou encore « bonne nuit les petits, François veille sur vous ». Ses (fausses) notes nous rappellent les errements de nos parents, résonnent en nous comme un goût de « après nous le déluge » et nous donnent qu’une irrésistible envie : celle de crier « au secours la gauche revient ! »

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