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Invité par la Fédération UMP du Bas-Rhin pour parler de la Culture, Robert GROSSMANN est venu le 16 décembre 2011 au sein de ce siège qu’il connaît bien.

Accueilli par la Secrétaire départementale, Bernadette Thiebault et par le Député André Schneider, cet  » homme de culture  » sachant manier les verbes avec  » précision et pertinence « , nous rappelle quelles furent et quelles sont ses fonctions politiques.
En effet, Robert Grossmann est un homme qui fut, tour à tour, fondateur des Jeunes Gaullistes, conseiller général, conseiller régional, conseiller municipal de Strasbourg, Président de la Communauté urbaine de Strasbourg et dans le même temps, écrivain, spécialiste des questions culturelles, unanimement reconnu.

N’hésitant pas à remercier les sympathisants de notre Mouvement pour leur venue, ainsi que les cadres présents à ses côtés, Robert Grossmann commence par féliciter la  » nourriture intellectuelle  » des débats précédents.
Afin d’introduire au mieux ce sujet, l’orateur nous propose de définir le terme
de  » politique culturelle  » telle qu’appliquée aujourd’hui dans notre pays, tout en mettant en garde contre les dérives dont ces mots ont été victimes, tant sous la période nazie que sous la période du régime soviétique en raison de l’autoritarisme et de l’idéologie qui régnaient à cette époque. Il s’agissait, par des figures, des symboles ou des messages, de mettre les foules en condition. Depuis, ces deux termes ont heureusement pris une toute autre tournure.
Sous le Général De Gaulle, André Malraux avait comme devise de faire connaître le plus d’œuvres possible au peuple français afin de partager la culture et de ne pas la laisser entre les mains d’une élite. Il créa de ce fait des Maisons de la Culture, implantées aujourd’hui dans les provinces, ainsi que le Théâtre National de Strasbourg et le Théâtre National Parisien. Aujourd’hui, nous devons faire fructifier cet héritage.

On dit communément que la culture c’est  » ce qui reste quand on a tout oublié « . Mais la culture permet surtout à l’Homme de s’élever, de  » donner un sens à sa vie « , ou encore de se surpasser. La culture est pour Robert Grossmann un  » rendez-vous avec soi-même  » à travers les œuvres que l’on rencontre, d’où la nécessité de réalisations et d’équipements capables d’offrir à chacun la possibilité de vérifier cette maxime. Ce travail de mise à disposition fut l’un des siens au sein du Conseil Général du Bas-Rhin en couplant son analyse avec les possibilités de développement économique qui en découlaient.
Suite à un travail titanesque, un rapport a vu le jour, dans lequel sont montrés les liens d’interdépendance : indirecte, entre culture et implantation d’entreprises mais aussi directe entre culture et vie des artistes.
Aujourd’hui, ce sont plus de 1 000 fonctionnaires et des milliers de salariés qui sont présents dans la CUS et dont l’emploi est induit par la culture : gardiens des lieux retraçant l’Histoire, les membres de l’Orchestre symphonique et de nombreuses autres personnes travaillant dans le monde de la culture.

Partant toujours d’un bilan et d’un état des lieux avant de commencer toute action, Robert Grossmann nota dans son rapport datant de quelques années déjà, qu’au cœur de la capitale alsacienne la musique se portait bien de même que la danse ou la lecture. Néanmoins, il subsistait un écart énorme avec de grandes villes allemandes telles que Stuttgart au niveau de la création contemporaine. Robert Grossmann note au passage que l’art ne doit pas simplement être  » beau  » (la beauté étant perçue de manière très personnelle) mais l’art doit avant tout  » interpeller pour que l’on se pose des questions ».
L’art contemporain avait été laissé à l’abandon dans les alentours de Strasbourg en raison du refus des musées ou des ateliers de mettre à disposition les espaces nécessaires aux créateurs ou aux plasticiens. Une volonté politique de sa part ainsi que de ses collaborateurs fut de disposer ces œuvres, qualifiées pour certaines d’étranges, au cœur de la ville. Ainsi, nous pouvons trouver les Aborigènes, des lutins, un lièvre, ou encore une ligne indéterminée, à côté de l’offre exceptionnelle proposée par le Musée d’Art Moderne de Strasbourg.
Il est également utile de rappeler que c’est la Droite qui a mis en place, au niveau régional, le Pôle image, qu’elle a crée l’Agence Culturelle d’Alsace, qui accorde des aides financières indispensables au spectacle vivant et au patrimoine.

Au niveau de la CUS, la lecture s’est continuellement développée – elle est d’ailleurs importante pour nous maintenir en état d’activité et non de passiveté – en affichant aujourd’hui 100 000 abonnés aux trois différentes bibliothèques principales contre 30 000 avant que Monsieur Grossmann en soit le Président. Bien évidemment, toutes ces infrastructures coutent cher, mais selon Robert Grossmann  » l’absence de culture coûte beaucoup plus cher  » car la culture est essentielle au cœur du débat sociétal et politique.
Pour terminer sa prise de parole, notre orateur nous informe que nous devons avoir une volonté politique forte et un projet alsacien où la culture serait au cœur ! Nous possédons en effet des étincelles splendides, un humanisme rhénan qui a su se développer grâce aux ecclésiastiques au milieu des guerres, de la peste et de la révolution, le temps est venu où nous devons mettre ces étincelles en lumière !
La soirée se poursuivit par de nombreux échanges avec la salle, où furent évoqués différents sujets : le rôle des musées privés et des fondations, les tarifs des musées, la confrontation des arts, le nécessaire jugement par les citoyens et non des organes politiques des arts, le rôle de l’argent dans la culture, les risques de proposer des choses nouvelles, les liens internationaux bâtis autour de la culture ou encore le possible dénigrement que chacun peut se faire de sa propre culture.

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