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Robert GROSSMANN

M. Raphaël Nisand, maire PS de Schiltigheim, s’érige contre la promotion de Strasbourg au rang de métropole. Voici la lettre ouverte de Robert GROSSMANN que les DNA ont accepté de publier :

Allons Raphaël ! Ressaisis toi, rejoins le camp de l’avenir!

« Décidément le plus consternant des conservatismes ne prospère pas où l’on se complaît à l’imaginer. Ce n’est pas à droite, c’est à gauche, au Parti socialiste, qu’il fait du surplace avec ses semelles de plomb.
Je voudrais dire à mon ami Raphaël Nisand que sa saillie contre Strasbourg-Métropole emporte plusieurs effets néfastes dont certains sont délicieux.
Délicieux est pour nous qui sommes les compétiteurs du PS le constat que celui-ci s’affronte de manière publique, affichant des désaccords si profonds qu’il semble impossible de le créditer d’une réelle capacité à gérer avec sérieux la CUS et la Ville de Strasbourg.
Qu’il bricolait était pour nous une évidence que l’on pouvait mettre sur le compte de l’inexpérience. Mais le voici voué à un bricolage endémique, rafistolant sa doctrine par ci, ses absences de projets par là, ses grands écarts et ses agressions personnelles enfin pour tenter de masquer son impéritie.
C’est l’état du PS aujourd’hui, à Paris comme à Strasbourg, merci Raphaël d’avoir contribué ici à cette intéressante révélation publique !

« Le mouvement ne se trouve pas à gauche »

Un autre effet qui pourrait sembler une découverte pour tout observateur non attentif est que le « mouvement », la capacité à appréhender l’avenir, d’aller de l’avant, la volonté « d’épouser son siècle » selon la belle expression du général de Gaulle, ne se trouvent pas à gauche.
Que nous dis-tu, cher Raphaël, en contradiction avec ton secrétaire fédéral PS, Matthieu Cahn ? Que tu t’opposes, au nom de Schiltigheim, à ce que Strasbourg soit promu métropole !
Réflexe féodal ? Veux-tu instaurer un péage près du cimetière Sainte-Hélène ?
Voyons ! Au moment où l’on construit une Europe de plus en plus intégrée, à l’heure où les grandes agglomérations se livrent une compétition, certes amicale mais sans merci, alors que l’attractivité de Cologne, de Francfort, de Stuttgart, de Bâle, de Lyon s’exprime par la puissance de leurs images de grandes métropoles, Strasbourg devrait se complaire en gentille ville de province stagnante, contestée par ses faubourgs ?
Allons, Raphaël sois un tout petit peu progressiste et sors de cet obscurantisme administratif que tu veux habiller des vertus de la proximité.
Les replis identitaires, y compris communaux, sont néfastes aujourd’hui et la crispation sur des postures de jadis n’entraîne rien d’autre que la régression. Faire du surplace aujourd’hui c’est reculer.
Je veux bien te créditer de la bonne foi mais alors c’est de la bonne foi exercée à mauvais escient.
Personne évidemment n’imagine que ta position puisse être fondée sur l’égoïste argument de rester roitelet dans ton château. Roitelet tu le resterais Raphaël et même tu jouerais un rôle de baron de premier plan au sein de la métropole et pourquoi pas un jour roi, carrément.
Les communes ne seraient pas supprimées dans le projet de métropole, elles continueraient à remplir toutes leurs fonctions de proximité et ta démocratie participative aurait toutes les possibilités de s’exercer depuis la « Ritters burie » (*)
En agitant l’argument sommaire de « la Métropole contre les communes » tu trompes ton monde et tu sais que c’est faux.

« Une proximité forte avec Strasbourg »

Moi qui connais bien Schilick, je pense qu’il n’y a pas un seul Schilickois qui renierait sa proximité forte avec Strasbourg, voire sa fierté d’être « Strasbourgeois », ville du Parlement européen. Pas un qui ne se sente à l’aise à Strasbourg que ce soit pour ses commerces, ses spectacles, ses événements sportifs, ses animations.
Strasbourg doit entrer dans le XXIe siècle. Elle ne peut le faire qu’en fédérant toutes les énergies. L’union fait la force, dois-je en arriver à de tels rappels de bon sens élémentaire ?
La France est administrativement malade des ses éclatements et de son millefeuille où tant de choses doublonnent et finalement coûtent au contribuable.
La métropole Strasbourg existe en réalité dans la tête de tous nos concitoyens. Elle joue son rôle sans en avoir tous les moyens, elle « est » de facto mais sans réelle capacité juridique, elle doit être enfin « collectivité de plein exercice ».
Quant aux départements dois-je rappeler qu’ils sont une construction qui date de la révolution française alors qu’on mesurait les distances en journées de voyage à cheval ?
Ce ne sont pas quelques élus campés sur leurs positions personnelles qui doivent empêcher que Strasbourg soit métropole à l’instar de Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Nice. Il s’agit là d’une réelle chance à saisir ou… à perdre !
Raphaël, ouvre les yeux et regarde où est l’intérêt général, celui que tes concitoyens partagent ; et si jamais, chatouillés dans leur susceptibilité villageoise sur laquelle tu joues et dont tu abuses, ils rejetaient la métropole en jouant contre Strasbourg, le devoir d’un élu ne serait pas de les suivre mais de les précéder.
Un maire dynamique, éclairé, adepte de modernité et fervent d’Obamania comme toi se doit d’ouvrir des voies.
Allons Raphaël rejoins le camp du progrès et de l’avenir ! »

Robert GROSSMANN

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