Site officiel de la Fédération des Républicains du Bas-Rhin

Je voudrais faire part de mon inquiétude à propos de la violence qui règne en France.

Nous sommes dans une situation inédite : à deux mois de l’élection présidentielle, nous vivons dans une situation de quasi guerre civile qui vient perturber le cours normal de cette campagne.

Je ne citerai que quelques exemples.

A Toulon, un meeting d’un candidat a été perturbé par une manifestation. Avant-hier, la ville de Nantes a été mise à sac par des manifestants d’extrême gauche et hier des bus de militants ont été attaqués sur l’autoroute par des manifestants d’une extrême violence.

Tous les jours, une poignée de manifestants d’extrême gauche viennent perturber mes déplacements. Et je n’oublie pas les manifestations violentes en banlieue parisienne, à Paris, et maintenant des blocages de lycées.

Ces manifestations sont minoritaires. Les manifestants sont toujours les mêmes. Leur objectif est simple : perturber la campagne, décrédibiliser les élections, affaiblir la démocratie.

Je rappelle que nous sommes en état d’urgence et pourtant, le gouvernement laisse faire.

Le Garde des Sceaux nous a expliqué ce matin dans la presse qu’il fallait laisser la justice travailler. Mais il faut aussi que le gouvernement assure les conditions du bon déroulement des élections. Et qu’il fasse respecter l’Etat de droit.

Aujourd’hui, en tant qu’ancien Premier ministre, en tant qu’élu de la Nation, j’accuse solennellement le Premier ministre et le gouvernement de ne pas assurer les conditions d’un exercice serein de la démocratie. Ils portent une très lourde responsabilité en laissant se développer dans le pays un climat de quasi guerre civile qui ne peut que profiter aux extrêmes.

La situation est grave. Quels que soient les candidats, ils doivent avoir le droit de s’exprimer et le gouvernement doit prendre des mesures pour que les casseurs et les ennemis de la démocratie cessent de perturber cette campagne présidentielle.

François Fillon

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