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L’UMP du Bas-Rhin tenait à Molsheim, le 9 juin 2011, autour du Député Alain FERRY, une soirée-débat consacrée à la bataille pour la croissance et l’emploi, et accueillait à cette occasion deux orateurs d’une qualité et d’une expérience remarquables et remarquées, en la personne de Monsieur Marcel SCHOTT, Président de la Maison de l’Emploi, de la Formation et de l’Entreprise du Pays Bruche-Mossig-Piémont, et Monsieur Gérard JOST, chef d’entreprise à Bergbieten.

Dans l’un des bassins d’emploi les plus dynamiques de France, récemment cité en exemple par la presse nationale, et où le taux de chômage s’élevait au 4ème trimestre 2010 à 5,6 % (contre 9,1% au plan national), les participants à ce débat ont pu mettre en exergue les mécanismes efficaces, tout en visant également ceux qui restent à parfaire.

Alain FERRY comme Marcel SCHOTT ont, en tout premier lieu, outre des caractéristiques traditionnelles de notre territoire relativement favorables, souhaité louer le fonctionnement quelque peu atypique de la Maison de l’Emploi, de la Formation et de l’Entreprise établie à Molsheim : présentant la particularité de bénéficier de véritables locaux à même de recevoir du public, et ayant su créer un véritable lien avec la grande majorité des entreprises du secteur et leurs dirigeants, cette institution a également su tirer profit du volontarisme des élus locaux, décidés lors de la création du Pays Bruche Mossig Piémont, à mettre l’emploi au cœur de leur action pour jouer un rôle essentiel en la matière.

Ce triptyque  « emploi – formation – entreprise » constitue d’ailleurs l’une des clefs de sa réussite, et a notamment permis de faire de la MEFE une structure informelle de dialogue entre les entreprises, qui travaillent ainsi également sur des projets communs.

Il n’en demeure pas moins que de nombreux freins subsistent, à l’échelle nationale, en matière de croissance, d’emploi et de développement de nos PME.  Nombre d’initiatives restent à prendre, et de nombreux blocages doivent être levés pour y parvenir. Et Alain FERRY de rappeler le nécessaire courage dont il nous faudra faire preuve en la matière, à l’image des quatre années d’action du Président de la République et de la majorité.

Dans le cadre de ce débat, de nombreux sujets ont ainsi été abordés tant par les intervenants qu’au travers des questions et remarques formulées par les participants au débat. Ont tout particulièrement retenu notre attention à cette occasion les thématiques suivantes, bien que cette liste ne soit en rien exhaustive :

●      La formation :

Il est évident qu’au premier rang de nos priorités pour l’avenir doit figurer la formation, et ce qu’il s’agisse de la formation initiale ou de la formation continue.

Dans un système scolaire encore bien trop éloigné du monde de l’entreprise, et alors que les filières proposées ne sont pas suffisamment adaptées  aux besoins et aux attentes du monde du travail, l’effort devra porter tout à la fois sur la prospective auprès des entreprises et sur l’adaptation des diplômes proposés. Notre réussite réside donc principalement dans l’analyse des craintes, besoins et attentes du monde professionnel et dans un discours de franchise sur certaines filières, qui ne permettent plus l’accès à un emploi et au monde du travail. C’est là notre système d’orientation lui-même et le rapport du corps enseignant à l’entreprise qui doivent être révisés et améliorés encore.

De la même manière, les réorientations de carrière et les évolutions professionnelles doivent être facilitées : la formation continue doit être favorisée afin de permettre de conjuguer sécurisation des parcours professionnels et flexibilité, et de répondre de manière progressive aux transformations du monde du travail et de l’activité de nos entreprises et à la question du chômage.

●      L’apprentissage :

L’apprentissage constitue un second grand thème abordé au cours de ce débat. Trop souvent dévalorisé, cantonné dans la conscience collective à une « voie de garage » à laquelle il faudrait destiner les moins bons élèves, il importe de redonner rapidement ses lettres de noblesse à l’apprentissage. Si beaucoup a été fait en ce sens depuis 2007, ainsi qu’en atteste la situation en Alsace, de nombreux blocages, notamment administratifs, entravent encore une augmentation importante du recours à l’apprentissage.

Notre réussite en ce domaine supposera également une révision du statut de l’apprenti, un recours facilité aux formations en alternance, fréquemment mal perçues, ainsi qu’une revalorisation générale des métiers manuels. Trop souvent encore, la culture du résultat dans le milieu scolaire réduit l’apprentissage et la formation par alternance à la portion congrue, et nous fait oublier que la réussite peut revêtir des visages multiples et qu’elle ne passe pas nécessairement par un baccalauréat général et la poursuite d’études supérieures.

Nos intervenants ont toutefois souhaité saluer l’existence au plan local de deux mécanismes qui mériteraient d’être généralisés :

●         une formation massive des tuteurs, notre région en formant environ 800 par an, soit bien plus que la moyenne nationale, ce qui permet de garantir une meilleure qualité des formations dispensées ;

●         la généralisation des « inspecteurs de l’apprentissage », qui travaillent en Alsace-Moselle sous l’autorité des chambres consulaires, et qui permettent de procéder régulièrement à des « points d’étape » sur la situation de l’apprenti.

●      Le développement des PME :

En matière de développement des PME, le dynamisme du bassin d’emploi Bruche – Mossig – Piémont peut nourrir de nombreuses réflexions. Ainsi qu’il a été indiqué précédemment, la MEFE constitue, outre sa vocation première, un outil particulièrement efficace de dialogue entre entreprises, et leur permet une collaboration efficace, sortant ainsi également d’une soi-disant opposition  permanente entre grands groupes et PME.

C’est ensuite le travail de prospective, lui aussi déjà évoqué, qui peut jouer ici un rôle particulier : l’analyse de la situation des entreprises et de leurs besoins mais également de leur évolution permet une adaptation rapide et concrète tant en période de crise que de prospérité.

Reste la question du financement des PME, et de la multiplicité de normes qui entravent leur essor.  A cet égard, la récente création à l’initiative de Philippe Richert du « Fonds Alsace », destiné à permettre à la Région de soutenir, de manière temporaire, les entreprises qui souhaitent se développer, a été saluée. Et Alain Ferry de rappeler de manière judicieuse que ce sont avant tout les entreprises qui doivent créer les emplois, et non la puissance publique, qui doit veiller avant tout à un retour à l’équilibre de ses finances.

●      Le pouvoir d’achat et le partage de la valeur ajoutée :

En matière de pouvoir d’achat, bien que la crise économique ait pu peser sur la mise en œuvre du dispositif, les participants ont néanmoins souhaité louer les vertus de la réduction dite « réduction Fillon », qui permet depuis la loi TEPA de 2007 une défiscalisation des heures supplémentaires.

Ce mécanisme, souvent critiqué, n’en reste pas moins prisé dans les petites entreprises et dans l’artisanat, et procure un surplus appréciable de rémunération à nombre de salariés, ainsi qu’ont pu en témoigner les chefs d’entreprise présents, et ce d’autant plus qu’il permet à chaque salarié de déterminer les proportions dans lesquelles il souhaite bénéficier du dispositif tout en augmentant ses revenus.

En matière de pouvoir d’achat, la récente « prime de 1.000 € » offre, elle aussi, une possibilité supplémentaire aux entreprises et aux salariés. S’il a pu être regretté les différences de traitement suivant le nombre de salariés de l’entreprise, l’esprit du mécanisme a été approuvé et les vertus de sa mise en œuvre appréciées.

L’ensemble des propositions formulées au cours de cette soirée, recueillies par l’équipe départementale de l’UMP du Bas-Rhin, auront vocation à enrichir les travaux du groupe de réflexion « PROJET 2012 ».


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