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La ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse était récemment à Strasbourg. Au cœur d’un agenda chargé, elle est venue à la rencontre des militants et cadres de l’UMP du Bas-Rhin et des Jeunes Populaires. La défense de la Réforme des Universités et l’annonce de la dotation de 375 M€ accordé à l’Université de Strasbourg par le Gouvernement de Nicolas Sarkozy ont prouvé, si besoin était que le Gouvernement et ses Ministres s’investissent dans l’avenir de l’Université et notamment du campus strasbourgeois. Valérie Pécresse en a profité pour répondre à nos questions. Une interview exclusive, à diffuser partout.

 Valérie Pécresse, la rentrée universitaire se passe bien. Où en est le Gouvernement dans la Réforme des Universités ?

Valérie Pécresse : La réforme de l’université fera partie de notre bilan et on peut en être tous fier, une réforme sans cesse différée depuis 20 ans. Au 1er janvier 2011, ce seront 90% des universités qui seront autonomes. Cela s’est accompagné d’une augmentation du budget sans précédent de  18% depuis 2007 pour rattraper le retard. En cette rentrée, l’université retrouve son élan et les premiers  bénéfices de l’autonomie sont d’ores et déjà perceptibles pour les étudiants : du tutorat, des emplois étudiants sur les campus, des innovations pédagogiques avec le numérique …

Le Gouvernement apporte une dotation en capital de 375M€ à l’Université de Strasbourg

Vous êtes venue à Strasbourg récemment pour inaugurer le nouveau patio, destiné à la direction et aux services administratifs de l’Université, mais surtout pour faire avancer et annoncer le plan de financement de l’opération Campus Strasbourg. L’implication du Gouvernement est forte sur ce dossier. Qu’est ce que cela va changer pour Strasbourg et les étudiants strasbourgeois ?

Valérie Pécresse : Strasbourg fait en effet partie des 12 campus sélectionnés dans le cadre de l’opération Campus, opération de rénovation immobilière voulue par le Président de la République. Le projet de Strasbourg Campus vert et ouvert sur la ville, un campus plus accueillant pour les étudiants et pour les chercheurs contribuera au renforcement d’une identité commune au sein de l’université et la rendra plus attractive. Il bénéficiera d’un soutien de l’Etat très important puisque l’université de Strasbourg  a reçu une dotation en capital de 375M€. J’en profite pour saluer la participation des collectivités territoriales qui ont investi 64,5M€ dans ce projet et l’engagement de Philippe Richert, Président de la région Alsace très engagé sur ce projet.

Le projet avance : le schéma d’aménagement de l’université est terminé et les premiers travaux seront lancés avant la fin de l’année. Parmi les projets qui vont voir le jour très vite  : un nouvel ensemble learning center à l’emplacement de la bibliothèque Blaise Pascal, un volet hôtelier très important qui comprend un hôtel destiné aux chercheurs, une résidence pour les personnels et les chercheurs avec une halte-garderie, la réhabilitation de la halle des sports existante et la construction d’une nouvelle halle. Il s’agit de créer des conditions d’étude dignes du XXIème siècle pour les étudiants strasbourgeois.

L’Université de Strasbourg doit rayonner dans le monde entier et a vocation à figurer dans les 100 premières universités du classement de Shanghai.

Vous avez déclaré ne plus souhaiter que les universités françaises soient à la traine dans les classements internationaux. A Strasbourg, capitale européenne, ces réalités sont plus fortes qu’ailleurs. Quels sont vos objectifs et ceux du Gouvernement en la matière ?

Valérie Pécresse : Nous devons tout mettre en œuvre pour que les universités françaises accèdent aux meilleures places des classements internationaux. C’est pourquoi nous devons rassembler les grandes écoles, les universités et les organismes de recherche autour de projets de formations communs, avec une visibilité mondiale, afin de pouvoir rivaliser avec des universités comme Harvard. Je me suis rendue à Shanghai au printemps dernier où j’ai rencontré les auteurs du classement pour leur rappeler que les Pôles de Recherche et d’Enseignement supérieur ont vocation à y figurer. C’est aux universités aussi de se saisir du sujet pour ne pas subir les classements. L’Université de Strasbourg doit rayonner dans le monde entier et a vocation à figurer dans les 100 premières universités du classement de Shanghai.

Entretien exclusif – Photos exclusives :  www.ump67.euDiffusion Libre sous réserve de mention de la source

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