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Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre, inaugurera la Foire Européenne de Strasbourg. Fabienne Keller, candidate (UMP) aux municipales de Strasbourg,  s’inquiète du rayonnement européen de Strasbourg.

« Jean-Marc Ayrault se rendra ce vendredi pour la première fois en sa qualité de Premier ministre à Strasbourg. Cette visite ayant pour objet principal l’inauguration de la Foire Européenne intervient plus de 15 mois après sa prise de fonction. Le gouvernement qu’il dirige est le premier depuis des années à ne comporter aucun ministre alsacien et tous les signaux adressés depuis 2012 à Strasbourg et l’Alsace provoquent inquiétude et incompréhension. Le premier ministre découvrira vendredi une grande ville, capitale européenne de la France et capitale d’une grande région pour laquelle les défis sont stratégiques et nombreux. Strasbourg et l’Alsace attendent que l’État joue enfin à nouveau son rôle à leurs côtés.

Strasbourg doit redevenir une priorité pour l’État

Le siège du Parlement européen à Strasbourg est de plus en plus souvent remis en cause. Il nous appartient de regagner les cœurs et les consciences des eurodéputés et d’entreprendre les modernisations et politiques nécessaires au renforcement du statut de Strasbourg. Nous ne pourrons le faire que si Strasbourg redevient pour l’État une grande cause nationale. Le président Nicolas Sarkozy s’est rendu 11 fois à Strasbourg durant son mandat. Il n’a jamais manqué une occasion d’affirmer la dimension européenne et internationale de Strasbourg, de l’École européenne au Sommet Monti – Merkel – Sarkozy en passant par le sommet de l’OTAN et le recours gagné devant la CJUE pour défendre les sessions du Parlement européen à Strasbourg.

De son côté, le gouvernement de Monsieur Ayrault a conclu avec plusieurs mois de retard le contrat triennal pour Strasbourg l’Européenne avec la plus faible participation de l’État jamais enregistrée. En marge de l’inauguration de la Foire Européenne, le Premier ministre posera pourtant la première pierre du nouveau Palais de la musique et des congrès, pour lequel il a réduit la contribution de l’État de 15 à 1M€.

Le Premier ministre se veut donc volontiers poseur de pierre mais pas payeur.

Accessibilité : « Strasbourg et l’Alsace à l’arrêt »

Face aux attaques répétées contre le siège du Parlement européen mais aussi face aux conséquences dramatiques de la crise, l’accessibilité de Strasbourg et de l’Alsace est l’enjeu central de l’attractivité et du développement de nos territoires.

Alors que Strasbourg et l’Alsace ont plus que jamais besoin de voir leur circulation fluidifiée, le gouvernement Ayrault a décidé d’abandonner le projet de Grand Contournement Ouest – GCO indispensable à la respiration de notre agglomération, tant du point de vue environnemental (pollution de l’air et risques d’accidents) qu’économiquement (création d’emplois et implantations d’entreprises). Alors que Strasbourg et l’Alsace ont vocation à être un carrefour naturel des liaisons ferroviaires Paris – Budapest et Barcelone – Hambourg, le gouvernement Ayrault a décidé d’abandonner la 2e phase de la LGV Rhin-Rhône. Alors que Strasbourg et l’Alsace doivent demeurer le plus ouvertes possibles sur l’Europe et le monde, le gouvernement Ayrault ne s’est pas mobilisé auprès d’Air France pour maintenir les liaisons aériennes Paris – Strasbourg.

« Agir plutôt que discourir »

Agir plutôt que discourir, voilà ce que Strasbourg et l’Alsace attendent du gouvernement.

Lors de sa visite à Strasbourg le 5 février 2012, le président de la République avait pris l’engagement de doter Strasbourg d’un statut spécifique dans la réforme territoriale. Or, si le nom d’eurométropole persiste pour sauver les apparences, la réalité institutionnelle sera toute autre. Nous ne doutons pas qu’à six mois des élections municipales, le Premier ministre aura à cœur de beaucoup promettre à notre ville. Nous espérons qu’à son retour à Paris il saura aussi concrétiser et réaliser, car les Strasbourgeois ne veulent plus d’engagements sans lendemain.

Strasbourg ne peut plus se contenter de déclarations d’amour, elle a besoin de preuves d’amour, de considération, de respect de la part de l’État. Les collectivités locales, la société civile et le monde économique attendent de l’État qu’il rejoue enfin le rôle qui est le sien. Renforcement du statut européen de Strasbourg, eurométropole et accessibilité : autant de sujets sur lesquels le Premier ministre devra prouver qu’il est aux côtés de Strasbourg et de l’Alsace. »

 

Fabienne KELLER, Sénatrice du Bas-Rhin, Ancien Maire de Strasbourg

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