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C’est avec beaucoup d’attention que nous avons lu les différentes tribunes traitant de l’aménagement de la presqu’île Malraux et plus largement du secteur du Heyritz jusqu’au Port du Rhin et notamment, celles des élus de la majorité Verte/PS.
Cette réflexion n’est pas nouvelle. Pierre Pflimlin en son temps l’avait initiée suivi par Marcel Rudloff ainsi que par les différentes équipes successives conduites par Catherine Trautmann et Roland Ries, Fabienne Keller et Robert Grossmann puis aujourd’hui par Roland Ries et Jacques Bigot.

«Nous n’avons pas le droit de nous tromper»

Strasbourg et sa communauté urbaine doivent reconquérir ces friches industrielles en se projetant dans la durée non pas sur 10 ou 15 ans mais sur plusieurs générations comme cela fut le cas pour le quartier de la Neustadt ou plus récemment pour l’Esplanade.
Nous n’avons pas le droit de nous tromper car ces réalisations engageront les générations futures. L’urbanisme de Hautepierre, la place de l’Homme-de-Fer, la Maison Rouge sont les exemples à ne surtout pas suivre tant il est difficile de réparer encore aujourd’hui les erreurs commises hier.
Nous n’avons pas d’idées préconçues et rigides sur le devenir de la presqu’île Malraux.
Nous observons que les premières réalisations concrètes et récentes, initiées par Fabienne Keller et Robert Grossmann à savoir la médiathèque, le conservatoire mais aussi le centre commercial de l’Étoile avec ses nouveaux logements ont, comme prévu, fortement redynamisé ce secteur.
Le reste des friches à aménager devra, à notre sens, compléter les offres existantes tout en veillant à ne pas fragiliser les deux quartiers voisins de l’Esplanade et du Neudorf, en particulier au plan économique.
Nous prenons acte des deux projets qui nous sont présentés par l’actuelle équipe. Pour autant, est-il interdit de s’interroger sur la pertinence de vouloir encore rajouter des commerces dans un secteur déjà très bien pourvu et qui peine à trouver un véritable équilibre?
Est-il interdit de se pencher sur l’utilité d’une tour dont on ne connaît pas encore la destination ? Doit-elle accueillir des bureaux d’affaires ? Mais alors pourquoi projeter d’en rajouter au Wacken ou à la gare ? Faut-il un nouvel hôtel 4 étoiles ? Mais alors pourquoi vouloir en construire 4 autres dans le reste de l’agglomération (rue de la Nuée-Bleue, Haras, place du Foin, Espace européen de l’entreprise) ?
Faut-il n’y mettre que du logement ? Cela générera nécessairement de nouveaux besoins en services publics (crèches, écoles, administration,…) mais aussi en stationnement.
Pour l’instant, pour un projet si important et qui nous engage sur la durée, les Strasbourgeois n’ont à leur disposition que quatre visuels accompagnés d’explications très généralistes.
Aucune étude sérieuse portant sur l’évolution de l’offre commerciale de ce secteur, sur l’évolution des déplacements, sur les besoins réels en stationnement, sur la qualité des sols, sur leur éventuelle pollution ou sur les coûts (privés et publics) de cet ensemble ainsi que son éventuel équilibre économique n’est à notre disposition.
Certes, il y a bien eu quelques échanges en comités très restreints, fermés au public, mais même ces comités n’ont eu que très peu d’éléments techniques mis à leur disposition.
Cela est un peu court pour se déterminer d’autant plus que généralement, ce qui a fière allure sur le papier peut réserver de biens mauvaises surprises une fois sorti de terre. Les plus illustres exemples de projets grandiloquents étant l’opéra Bastille ou la Bibliothèque Nationale de France, à Paris, rendus davantage célèbres pour leurs malfaçons que pour leur usage.

«Les dés sont pipés et le choix déjà fait»

Enfin, on parle beaucoup de cette concertation. Malheureusement pour les Strasbourgeois, les dés sont pipés et le choix déjà fait. Ce sera obligatoirement une tour, quoiqu’il arrive. Ce sera aussi exclusivement le projet Bouygues qui verra le jour. Pourquoi donc continuer à cacher cette vérité ? Pourquoi donc faire croire à la population qu’elle a son mot à dire alors que tout est déjà bouclé ? Ce n’est pas notre conception du débat démocratique.
Ce débat serait néanmoins ouvert. Parmi les nombreux Strasbourgeois qui se sont exprimés, anonymes ou plus connus, Robert Grossmann ainsi que le groupe de Fabienne Keller ont apporté leur contribution. Ils ont posé de vraies questions tant sur la méthode que sur le fond. A nos yeux, ces interrogations ne sont pas illégitimes. Elles ne méritent pas ces habituelles et injustes mises en cause personnelles qu’effectuent avec acharnement les élus de la majorité.
Manifestement, un avis contraire au leur est tout simplement interdit. Là encore, ce n’est pas notre conception du débat démocratique

Jean-Emmanuel Robert, délégué UMP de la 1ere circonscription, Natalia Guillemot-Real, déléguée de la 3e circonscription, Elsa Schalk, responsable départementale des Jeunes UMP, François Gabriel, secrétaire départemental adjoint de l’UMP et Geoffroy Lebold, également secrétaire départemental adjoint de l’UMP

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